La République au cœur

La jeunesse française patriote et républicaine est une jeunesse restée trop longtemps silencieuse. Dépeinte sous les traits les plus sombres, elle a laissé ses détracteurs s’exprimer à sa place et trahir son message. Elle aspire dorénavant à faire entendre une voix nouvelle dans le débat public, une voix qui lui soit propre et qui puisse constituer une véritable force de réflexion critique et de proposition constructive. Elle veut convaincre.

Le Collectif Marianne entend être le parangon de cette parole retrouvée.

Notre seul ennemi : l’indifférence.

Notre seule arme : le discours.

h-MlheOeSi Marianne est sa figure tutélaire, c’est que cette jeunesse a grandi sous son aile : enfants de l’école républicaine, nous défendons la méritocratie française, qui a su pendant des décennies allier l’égalité à l’excellence, la réussite personnelle à l’intérêt général. Il est nécessaire que les générations présentes et futures aient droit à leur part de ce bien commun, aujourd’hui menacé. Alors même que l’État se désengage toujours davantage de son rôle de garant des valeurs de la République, Marianne doit être le symbole de la récompense de l’effort, de la reconnaissance de la valeur de chacun, ainsi que de l’exigence et de la rigueur des formations et des attentes.

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Cette méritocratie doit s’étendre au-delà des murs de l’école : elle doit permettre aux jeunes étudiants de trouver leur place dans un monde du travail de plus en plus incertain, et servir de rempart à leur précarisation rampante. Marianne est protectrice des faibles face à la loi du plus fort. Plus encore, elle est le symbole de la vertu publique qui s’incarne dans l’amour de la patrie et de ses lois.

Nous devons lui redonner tout son sens.

Et ce en premier lieu à l’université. Le processus de libéralisation sauvage y est exacerbé par des impératifs de rentabilité rarement compatibles avec la qualité des enseignements. Le modèle français est peu à peu délaissé au profit d’un alignement systématique sur les facultés anglo-saxonnes, au risque de perdre toute spécificité dans une mise en concurrence mondiale des savoirs. Au risque même de voir la langue française être menacée dans son enceinte ! Pour pouvoir faire rayonner son influence, ce modèle doit conserver ses particularités, notamment sa complémentarité avec les classes préparatoires et les Grandes Écoles.

La massification de l’enseignement supérieur n’est pas étrangère à ce mouvement de libéralisation forcenée : derrière la vitrine de la « démocratisation » de l’université se cache une sournoise dépréciation de la valeur des diplômes. Les détenteurs d’une Licence, d’un Master ou même d’un Doctorat peinent toujours davantage pour trouver un travail. Cette situation ne sera à terme plus tenable. Nous ne devons pas avoir peur de rappeler des évidences : le mémoire ou la thèse ne sont pas des objectifs généralisables à toute une classe d’âge. Nous entendons réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour revaloriser aussi bien les diplômes que les formations en dehors de l’université, trop souvent méprisées. Il est du devoir d’un État tel que la France d’assurer la pérennité du génie national.

Nous gardons toujours à l’esprit que la principale source d’inquiétudes des jeunes reste l’emploi : le Collectif Marianne veut dresser un constat lucide mais non résigné sur le chômage de masse qui touche aujourd’hui la jeunesse française, ainsi que sur la détérioration de ses revenus et de ses conditions de travail. Néanmoins, la paupérisation des nouvelles générations ne se mesure pas seulement à leurs niveaux de revenu ; la précarité est aujourd’hui culturelle, affective et même morale. La jeunesse est devenue à la fois marché et marchandise. Son âge est sa malédiction : elle est autant la cible de la société du spectacle que l’instrument du spectacle lui-même.

On ne jure que par elle, sans jamais lui adresser la parole avec franchise.

Pauvre en mots, pauvre en références, pauvre en idéaux, elle est plus vulnérable encore. Sa pauvreté matérielle n’est que la consécration de ce vide, qu’on exploite avec d’autant plus d’aisance qu’il offre moins de résistance.

Pour reprendre en main son destin, les nouvelles générations doivent retrouver les outils conceptuels de leur délivrance.

Le Collectif Marianne souhaite proposer un espace de réflexion pour et par la jeunesse française : celle-ci doit avant tout faire l’analyse critique de sa propre condition. Publications, entretiens, revues de lectures, comptes-rendus d’expositions ou de films, permettront de former un socle commun pour la diffusion de la parole patriote chez les jeunes de tous horizons et de toutes origines politiques. Il doit constituer l’un des instruments du redressement national.

La France nous offre à la fois un passé glorieux et un présent amer.

Sachons lui offrir en retour l’avenir riche de promesses qu’elle mérite.

Jeunesse de France, n’oubliez jamais que l’espérance est un risque à courir.

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