L’UE et l’espace Schengen, des conditions nécessaires pour les échanges universitaires ?

Les dernières élections européennes ont montré une forte poussée des partis souverainistes à travers toute l’Europe. Partisans du retour à des frontières nationales, pourfendeurs de l’Union européenne et défenseurs d’une Europe de la coopération, les mouvements eurosceptiques comme le Front National en France, le Parti Populaire au Danemark ou le UKIP en Grande-Bretagne inquiètent les milieux universitaires. Suite à l’acceptation en février dernier du peuple suisse de l’initiative « contre l’immigration de masse », l’Union européenne a immédiatement agité le spectre de sanctions et suspendu la Suisse du programme d’échanges universitaires Erasmus. Si l’on en croit les tenants de l’ultralibéralisme et de la libre-circulation totale des individus, la souveraineté nationale serait incompatible avec Erasmus.

Chômage des jeunes, le fléau décrypté

Le taux de chômage des 15-25 ans est sans conteste l’un des plus grands maux qui touche les jeunes actifs. Tous les pays ne sont cependant pas concernés. Certains connaissent un chômage des jeunes structurellement élevé, et d’autres plus faible. La démographie joue là un rôle essentiel, cela va de soi. En effet, on retrouve des pays comme l’Allemagne ou le Japon, à la population vieillissante, parmi les pays souffrant le moins de ce mal (inférieur à 10%).
En revanche, la France doit « absorber » sur le marché de l’emploi 150 000 nouveaux arrivants (net, c’est-à-dire 800 000 jeunes contre 650 000 séniors qui partent en retraite) chaque année.