Sélection à l’Université : quand l’UNEF agit contre l’intérêt des étudiants

Lundi 15 juillet, l’UNEF a publié une enquête consacrée aux « pratiques illégales des universités ». Le syndicat étudiant, proche du PS, reproche à certaines universités de mettre en place des filières sélectives à l’entrée de certaines licences (notamment des doubles diplômes). L’UNEF souhaiterait que la seule obtention du baccalauréat permette l’inscription dans n’importe quelle filière de n’importe quel étudiant, sans sélection aucune de la part des universités.

« Parcours d’excellence » à Rennes-1 : une bonne idée à généraliser

Mercredi 24 juin, le journal Le Monde rapportait dans ses colonnes la création d’un « parcours d’excellence » pour les étudiants en droit à la rentrée prochaine à l’université Rennes-1. Sélectif, ce parcours est censé permettre aux meilleurs étudiants de bénéficier de cours supplémentaires et ainsi d’être à l’avenir plus attractifs sur le marché du travail. L’ARES, la déclinaison locale du syndicat étudiant Fage, a vivement critiqué cette initiative de l’université, arguant que ce serait un premier pas vers la sélection à l’université.

La sélection à l’entrée de l’Université ne doit plus être taboue !

Alors que certains syndicats refusent d’entendre parler de sélection, il faut admettre que son interdiction entraîne un certain nombre de coûts supplémentaires pour l’Université.

S’il est faux de dire qu’il n’existe pas de sélection à l’Université, puisqu’au cours de l’ensemble de la licence, elle se fait par l’échec (environ 19 % des bacheliers entrés dans le supérieur en sortent sans diplôme, soit environ 69 000 jeunes par an), il est en revanche vrai qu’il n’y a pas de restriction légale à l’entrée en L1. Le problème de la sélection est repoussé au M2, et les Universités ne s’en privent pas.