La massification de l’enseignement supérieur n’est pas la solution

« Massification », « démocratisation de l’enseignement supérieur », les différents ministres de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche n’ont que ces mots à la bouche. Pourtant, on peut se demander si les termes du débat sont bien posés.

Petit manuel de la massification bon marché

Moins de moyens, moins de débouchés et toujours plus d’étudiants ! La massification de l’enseignement supérieur est un désastre commandité, avec force autosatisfaction, par des idéologues de ministère… et dont les étudiants sont comme toujours les premières victimes. Voici un constat qui n’est pas neuf n’étonnant guère que les aveugles et ceux pour qui l’histoire s’est arrêtée en 68. Mais si l’idéologie est coupable de l’effondrement de l’Université, après celui de l’École, il serait bien naïf de penser qu’elle est encore seule aux commandes. Face au désastre, c’est le cynisme qui, sous couvert de bien-pensance altruiste, mène des centaines de milliers d’étudiants à l’abattoir social.