Enseignement supérieur : immobilisme à tous les étages au gouvernement !

Lors de son interview du 18 mai sur France Culture, Manuel Valls a évoqué les futurs « ajustements » devant être réalisés au sein de l’équipe gouvernementale. Bien qu’il ait confirmé la nomination prochaine d’un Secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Premier ministre s’est empressé d’ajouter que cette nomination n’interviendrait qu’au mois de juin. Voilà donc trois mois que l’Enseignement supérieur, dégradé au rang de Secrétariat d’État, essuie les coup(e)s de Bercy sans personne pour le défendre. Trois mois que Najat Vallaud-Belkacem assure un intérim de façade, plus préoccupée à sauver une réforme des collèges qui prend l’eau et tout aussi désastreuse que la situation financière des universités françaises.

Dérives communautaristes à l’Université : vite, la laïcité !

Dans un récent tweet, Samuel MAYOL interpelait Najat VALLAUD-BELKACEM pour son absence de réaction dans le dossier bien épais de l’IUT de St-Denis (Université Paris 13). Toujours menacé de mort, le directeur de l’IUT avait dévoilé un an plus tôt un établissement à la dérive, étranglé par la mauvaise gestion et le communautarisme.

L’aveuglement coupable de l’Observatoire de la laïcité sur les signes religieux ostensibles à l’université

Jeudi 22 janvier, le rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité, rattaché aux services du Premier ministre, Nicolas Cadène déclare dans letudiant.fr que l’Observatoire n’a « pas de remontées laissant penser qu’il existe des préoccupations et des problèmes autour du port du voile à l’université ». Interrogé sur la possible extension à l’université de la loi de 2004 interdisant le port de signes religieux à l’école, il persiste : « La question ne se pose pas. (…) En outre, les universitaires, les syndicats étudiants, la CPU (Conférence des présidents d’université) ne sont absolument pas favorables à l’interdiction des signes religieux à la fac. ».

Campagne nationale sur la laïcité dans l’enseignement supérieur

Il y a 109 ans, le 9 décembre 1905, était promulguée la loi de séparation des Églises et de l’Etat, fondation de la conception proprement française de la laïcité. L’article 1er dispose que « la République assure la liberté de conscience » et qu’ « elle garantit le libre exercice des cultes », mais l’article 2 précise en contrepartie que « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».

Halte au communautarisme à l’Université de Strasbourg !

Lors des élections au conseil d’administration du CROUS de Strasbourg qui se tiennent le 18 Novembre 2014, les étudiants strasbourgeois ont eu la surprise découvrir une 4ème candidature aux côtés des très implantés syndicats UNEF, UNI et AFGES : la liste des « étudiants musulmans de France ». Le Collectif Marianne rappelle qu’il n’existe pas d’étudiants chrétiens, juifs ou musulmans « de France » mais des étudiants Français dont les convictions religieuses doivent demeurer dans la sphère privée.

L’Université ne doit pas transiger avec la laïcité

Une étudiante voilée, qui assistait à sa première séance de travaux dirigés de géographie physique à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, a refusé de retirer son voile malgré la demande appuyée du professeur, qui lui a finalement proposé de changer de TD.