« Erasmus pour tous » : la folle proposition de M. Macron

Ce lundi 15 juin, le ministre de l’Économie et des Finances, Emmanuel Macron, intervenait à l’université Paris Dauphine au sujet des questions européennes. Au cours du débat, M. Macron a proposé de rendre obligatoire, pour tous les étudiants, six mois d’études à l’étranger dans le cadre du programme Erasmus

À Montréal, le risque du tout-anglais dans l’enseignement supérieur

L’université McGill et l’université Concordia, prestigieux établissements d’enseignement supérieur tous deux situés à Montréal, ont déclaré le 8 février dernier qu’elles rencontraient des difficultés dans le recrutement des professeurs en raison des exigences en français qu’impose la province du Québec à ses ressortissants étrangers. Le gouvernement du Parti Québécois de tendance souverainiste dirigé par Pauline Marois avait en effet haussé le niveau requis de connaissance du français pour les résidents permanents en 2013. La ministre de l’immigration et des communautés culturelles de l’époque, Diane de Courcy, avait alors défendu « le droit de vivre et de travailler en français » dans un Québec francophone.

Pour l’augmentation des frais d’inscription des étudiants étrangers en mobilité et la création d’un « Erasmus de la francophonie »

Le mardi 27 janvier, France Stratégie, institut de conseil dirigé par Jean Pisani-Ferry et rattaché au Premier Ministre, a rendu un rapport intitulé « investir dans l’internationalisation de l’enseignement supérieur ». Il y préconise principalement de passer à une tarification au coût complet des études pour les étudiants étrangers en mobilité. Cette mesure permettrait de dégager, selon le rapport, 850 millions d’euros par an. Le rapport émet deux réserves : les étudiants communautaires (ressortissants d’un pays de l’Union européenne) et les étudiants en doctorat ne seraient pas concernés.