Logement étudiant : l’inertie coupable du gouvernement met les étudiants en difficulté

Le Monde a récemment publié un article alarmant sur la situation du logement étudiant. En 2013, le gouvernement s’était fixé un modeste objectif de construction de 42.445 logements sur quatre ans. Modeste, car en matière de logement étudiant, la situation s’est considérablement dégradée ces dernières années : ainsi en 1960, 35 % des étudiants étaient logés dans les cités universitaires ; tandis qu’en février 2015, la Cour des comptes publiait un rapport dans lequel elle soulignait que « seuls 11 % des étudiants logent en résidence universitaire, qu’elle soit publique ou privée ». Pourtant, ce modeste objectif, il semble que le gouvernement soit très loin de réussir à l’atteindre.

A Strasbourg, le clientélisme patenté de l’AFGES

Comme vous le savez peut-être, les élections des représentants des étudiants au Conseil d’administration du CROUS de Strasbourg auront lieu demain, mardi 18 novembre. L’AFGES, nébuleuse et dispendieuse association étudiante, se place cette fois encore en position de favori. Si l’association recueille d’années en années l’immense majorité des suffrages, c’est sans doute grâce à l’attention toute maternelle qu’elle porte au bien-être et à la santé des étudiants.

A Strasbourg, le CROUS applique la préférence étrangère

La section strasbourgeoise du Collectif Marianne nous alerte sur l’organisation par le CROUS de Strasbourg d’une soirée d’accueil pour les étudiants étrangers. Il est précisé que celle-ci ne s’adresse qu’aux « étudiants n’ayant pas la nationalité française ». Subventionné par l’argent des français, le CROUS institutionnalise donc la préférence étrangère au profit des étudiants nationaux.

Caution locative étudiante : oui mais…

Le gouvernement et la secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur à et la recherche Mme Fioraso ont annoncé la généralisation de la caution locative étudiante (CLé) permettant ainsi à tout étudiant ne disposant pas de cautionnaires et sous certaines conditions, de bénéficier d’une garantie de l’Etat et d’être dispensé du paiement du dépôt de garantie.
Si ce dispositif va dans la bonne direction, on peut cependant regretter plusieurs choses.