La massification de l’enseignement supérieur n’est pas la solution

« Massification », « démocratisation de l’enseignement supérieur », les différents ministres de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche n’ont que ces mots à la bouche. Pourtant, on peut se demander si les termes du débat sont bien posés.

Réponse à Marea Granate

À Fréjus le 7 septembre, Marine Le Pen a évoqué la situation dramatique des jeunes Grecs, Espagnols ou Portugais contraints de partir de leur pays pour trouver du travail. En Irlande, comme le révélait l’Expansion, « l’organisme d’assurance-chômage irlandais incite les jeunes à chercher un job hors du pays »1. Dans les colonne du Nouvel observateur, constatant le chômage record des jeunes dans l’Union européenne, Marion Cochard, économiste à l’OFCE, évoquait le « risque d’une génération perdue »2. De fait, la fracture se creuse entre une « Europe du Sud » (Italie, Portugal, Grèce…) en voie d’appauvrissement, corsetée par l’euro et l’austérité, et une Europe du Nord, particulièrement l’Allemagne, qui « aspire » la jeunesse européenne diplômée. À Fréjus, Marine Le Pen a tenu à exprimer sa solidarité pour cette jeunesse déboussolée.