Entrée à l’université : la sélection au mérite plutôt qu’au hasard !

Un arrêté ministériel, présenté le 17 janvier prochain au Conseil national de l’enseignement supérieur, fait bondir les étudiants patriotes engagés au côté de Marine Le Pen : faisant fi de la position défendue par le Secrétaire d’État à l’enseignement supérieur et à la recherche Thierry Mandon, ainsi qu’un grand nombre de Présidents d’Université et de professeurs, les idéologues du Ministère de l’Éducation Nationale font le choix de légaliser le principe de sélection par tirage au sort pour les étudiants souhaitant accéder aux filières universitaires trop demandées.

Quelle réponse apporter à ces jeunes bacheliers recalés de licences qu’ils avaient placées en premier vœux dans Admission Post Bac du fait de ce système injuste ?

À cause de ce tabou idéologique qu’est le principe de non-sélection à l’université (article L612-3 du Code de l’Éducation), des milliers de bacheliers sont chaque années laissés sur le carreau, alors que la licence souhaitée s’inscrivait pleinement dans un choix de parcours professionnel cohérent et souhaité ainsi que dans leurs compétences.

Ils étaient déjà 3 500 à la rentrée 2016.

Avec la généralisation du tirage au sort, combien seront-ils à la rentrée 2017 ?

Les idéologues de l’égalitarisme préfèrent le nivellement par le bas pour tous, plutôt que de reconnaître la nécessité d’une sélection par le mérite.

Au côté de Marine Le Pen, le Collectif Marianne souhaite redonner la parole aux Présidents d’Université et aux professeurs, qui voient sur le terrain les dérives idéologiques des Syndicats Étudiants et des technocrates de la rue de Grenelle.

Pour cela, nous souhaitons la création d’un véritable Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, indépendant et puissant.

Il est enfin indispensable que des prérequis doivent être définis à l’entrée de l’université.

Il s’agit d’une question de logique: un diplôme pour tous est un diplôme pour personne. Il s’agit surtout d’un principe républicain : la sélection doit se faire selon le mérite et les talents plutôt que l’argent ou le hasard.

Daniel AUGUSTE,

Président du Collectif Marianne.