Le système de santé pour les étudiants est malade.

Il y a quelques temps le gouvernement a confirmé la rumeur qui planait, le régime de sécurité sociale spécifique des étudiants sera (enfin) supprimé à partir de la rentrée 2018.

La question est de savoir s’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise chose.

 

Les mutuelles étudiantes devaient principalement jouer un rôle de couverture de maladie pour les étudiants, c’était du moins l’objectif donné à la MNEF à sa création en 1948 avant qu’elle ne devienne la LMDE.

Seulement ces mutuelles ont accumulé les défauts avec des remboursements tardifs, des cartes vitales non délivrées, des frais de gestions élevés… Sans parler des divers scandales qu’a subi la LMDE, notamment quand en 2013 où il était révélé les liens opaques entre la mutuelle et le syndicat étudiant bien connu l’UNEF.

 

Le Sénat, la Cour des comptes et même UFC-QUE choisir ont critiqué depuis longtemps ce système, il faut également souligner que la LMDE avait accumulé 35 millions d’euros de dette en 2015 et avait été mis sous sauvegarde judiciaire.

 

Ainsi, on ne peut que constater les défauts de cet ancien régime qui n’était pas du tout favorable aux étudiants et qui fonctionnait mal. Donc finalement le rattachement au régime général n’est pas choquant et est plutôt une bonne initiative du gouvernement.

Seulement il faut se poser la question de l’intérêt des étudiants. Qu’est-ce que nous avons à y gagner ?
Le gouvernement nous promet la suppression de la cotisation de 217 euros payé par les étudiants non-boursier. A noté qu’elle devrait être remplacé par une « cotisation de vie étudiante » qui devrait regrouper la santé, le sport et la culture, mais on en sait pas plus pour l’instant.

 

En dehors de cette économie bienvenue pour les étudiants, si nous sommes rattachés au régime général, certes le remboursement sera meilleur, mais il faut tout de même faire attention. Il serait bon que les étudiants conservent des tarifs préférentiels et accessibles pour permettre à tous d’avoir un égal accès au soin.

 

C’est donc à nous, les étudiants, les premiers concernés, de faire attention à ce changement pour que le nouveau système soit le plus avantageux et le plus protecteur possible.

Marc-Antoine Ponelle,

Secrétaire Régional Marianne IDF