« Parcours d’excellence » à Rennes-1 : une bonne idée à généraliser

Mercredi 24 juin, le journal Le Monde rapportait dans ses colonnes la création d’un « parcours d’excellence » pour les étudiants en droit à la rentrée prochaine à l’université Rennes-1. Sélectif, ce parcours est censé permettre aux meilleurs étudiants de bénéficier de cours supplémentaires et ainsi d’être à l’avenir plus attractifs sur le marché du travail. L’ARES, la déclinaison locale du syndicat étudiant Fage, a vivement critiqué cette initiative de l’université, arguant que ce serait un premier pas vers la sélection à l’université.

Le dérangeant rapport sur le crédit d’impôt recherche finit à la poubelle !

Qu’ont donc à cacher les sénateurs pour qu’un rapport sur le CIR visant à montrer la réalité du détournement du CIR de son objet et de ses incidences sur la situation de l’emploi, de la recherche dans le pays, finisse à la poubelle ? La Commission d’enquête du Sénat a en effet voté contre, le 9 juin dernier, après six mois de lourd travail.

La massification de l’enseignement supérieur n’est pas la solution

« Massification », « démocratisation de l’enseignement supérieur », les différents ministres de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche n’ont que ces mots à la bouche. Pourtant, on peut se demander si les termes du débat sont bien posés.

Quand le gouvernement détruit l’apprentissage

Selon la DARES, il y avait en mars 2015 en France métropolitaine 389.000 jeunes en contrat d’apprentissage, contre 407.000 un an plus tôt. Cette chute inédite du nombre d’apprentis est la marque inégalée de l’incompétence de ce gouvernement qui, en bon sous-fifre des comptables de Bruxelles, a supprimé, en 2013, 500 millions d’euros de crédits liés à une prime à l’embauche.

Année de césure : attention aux dérives !

François Hollande indiquait le 6 mai dernier que la prochaine rentrée scolaire serait l’occasion d’introduire une année de césure à l’université. Cette pratique déjà très répandue dans les Grandes Ecoles et les Ecoles de Commerce, où elles sont activement encouragées, est populaire auprès des étudiants. Elle permet en effet souvent de confirmer ou infirmer les vocations, d’obtenir une première expérience valorisée par les employeurs, de partir à l’étranger, et globalement de prendre du recul sur sa scolarité.

Le plan comm’ de Vallaud-Belkacem pour gérer la pénurie de ministre

Depuis mars et la démission de Geneviève Fioraso, Najat Vallaud-Belkacem prend l’intérim du ministère et communique, pour rassurer près de deux millions de personnes, étudiants et personnel éducatif, qui demeurent sans ministre ni secrétaire d’Etat de tutelle et s’inquiètent de cette situation. À juste titre, puisque les budgets 2015 alloués au ministère de l’Enseignement Supérieur et Recherche ne sont toujours pas connus, malgré une baisse des dotations de l’Etat de 110 millions d’euros déjà décidée pour cette année et « 1,6 milliard d’euros d’économies d’ici 2017 » (annonce de G. Fioraso le 04/06/2014), sur un budget total de 25,9 milliards d’euros.

La désastreuse ponction de 24 millions d’euros sur l’Université d’Artois

Le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche a annoncé ce vendredi 24 avril, la ponction de 100 millions d’euros sur les fonds de roulement (= excédents) d’une cinquantaine d’universités et d’écoles d’ingénieurs, en particulier 24 millions d’euros sur l’Université d’Artois. Si cette décision fait prendre conscience de la gestion vertueuse de l’université du bassin minier, lui faire les poches est en revanche mortifère pour son avenir.

La sélection à l’entrée de l’Université ne doit plus être taboue !

Alors que certains syndicats refusent d’entendre parler de sélection, il faut admettre que son interdiction entraîne un certain nombre de coûts supplémentaires pour l’Université.

S’il est faux de dire qu’il n’existe pas de sélection à l’Université, puisqu’au cours de l’ensemble de la licence, elle se fait par l’échec (environ 19 % des bacheliers entrés dans le supérieur en sortent sans diplôme, soit environ 69 000 jeunes par an), il est en revanche vrai qu’il n’y a pas de restriction légale à l’entrée en L1. Le problème de la sélection est repoussé au M2, et les Universités ne s’en privent pas.